Une collection sur l’élégance 

Le dessin de mode

Une collection qui se construit au gré des rencontres et des coups de coeurs. Une collection, une passion pour ces créateurs qui ont su mettre sur le papier, la toile ou le tissu leurs rêves de beauté. Ces peintres, ces créateurs de mode… qui ont su sublimer les femmes à travers leur travail. Que l’on soit en Hollande du XVIIe ou dans les ateliers de Dior en 1980, peu importe. Tous nous partagent ce goût pour la beauté, la sensualité, l’élégance. Tantôt une élégance du quotidien, tantôt une élégance de l’exceptionnel. Tous ont contribué à écrire cette histoire avec un processus de recherche qu’est le dessin.

Avec le dessin, l’esquisse, l’on se rapproche de l’artiste à travers son processus de tâtonnement, de test et de questionnement.  Avec le dessin, nous sommes dans la spontanéité de la main, dans l’intimité de la pensée. Et c’est ce pourquoi je m’attache à rassembler, collectionner ces « bouts pensées », unique à mon oeil.

 Voici donc la sélection présentée sur le site web :

 

Vous pouvez également télécharger le Catalogue d’Avril ici

 

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Brève histoire de la mode

 

La mode à travers son histoire a su dans un souci constant de beauté travailler l’élégance. Elle a su sculpter, sublimer, petit à petit en fonction des siècles et leurs manières de voir la silhouette. En voici un rapide aperçu.

I / Costumes et modes de Cour

XVIIIe et avant

Depuis le XIVe , la «mode», si on peut l’appeler ainsi, est réservée à une élite, l’aristocratie. Elle la distingue en tant que classe dominante, des classes populaires. La mode  « si elle n’a pas encore vraiment d’identité, est le miroir de la condition sociale »  d’une classe et de ses costumes d’apparat. Elle se voit essentiellement à la cour et à travers les huiles de genre la représentant.

A la fin du XVIIIe, les premiers périodiques de mode et les almanachs illustrés apparaissent…facilitant la propagation des phénomènes de mode entre les cours d’Europe. Mais elle reste bien l’apanage d’une classe. On peut parler de modes portées à la Cour et de costumes régionaux.

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II / Défilés et collections

Le XIX

C’est au XIXe, grâce  à une série d’innovations techniques et conceptuelles que la mode peut réellement naître. Ce n’est plus le costume qui prime. Vers 1858,  Charles-Frédéric Worth  innove avec le concept du défilé de mode et de collections changeantes. Les prestigieux salons où se rassemblent une clientèle féminine aisée verront alors  défiler des «sosies» habillées de nouvelles créations. Des créations qui changent et qui peuvent être reproduites en plusieurs exemplaires!

C’est à cette époque toujours que les nouvelles technologies permettent la diffusion de masse de magazines  comme le Journal des dames et des modes, La Belle Assemblée, La Mode illustrée

La technique révolutionne l’industrie textile, qui fait d’importants progrès tant avec la machine à coudre qu’avec de nouveaux produits synthétiques. Le prêt à porter sera bientôt une réalité…même si la mode concerne encore une classe bourgeoise aisée.

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III /  L’habit et le Fashion

Le XXe

Au seuil du XXe siècle, la silhouette de la femme change radicalement. Avec Paul Poiret, le corset disparait, « plus de poitrines en avant et de croupe en arrière« . Le corps est moins dissimulé, il s’amincit, les lignes s’étirent, le mouvement se libère. Avec les premières robe foulard et chemisiers une silhouette androgyne apparait.

Le XXe voit émerger une génération de grands créateurs qui vont contribuer à son essor et sa révolution, tel que Jeanne Lanvin, Coco Chanel ou Yves Saint-Laurent…des couturiers d’exception qui ne travaillent que pour une rare clientèle aisée.

Avec la démocratisation de l’électricité apparaissent les grands magasins et le prêt-à-porter…le vêtement envahit les vitrines. Le tout premier phénomène de mode de masse est en cours. En 1945, l’Europe influencée par le modèle américain voit naître la notion de « fashion » qui touche la jeune génération. Cette fois toute la population y a accès et tout s’accélère, consommation oblige! Tout le monde peut avoir le même habit, alors on change, on change, on change…

Puis viennent les années 60 et sa «mini» jupe, puis les années 70 et leur style bohème, les années 80 avec d’un côté l’apparition des tops models et de l’autre les punks, les années 90…chaque décennie apporte sa marque, son style au reflet de la société qui l’habite. Les créateurs , les dessinateurs sont à l’écoute et continuent leurs recherches et leurs innovations.

 Voici donc la sélection que je vous présente ici :

 

 

Pour aller plus loin :

Histoire de mode    –   Cairn  –  Histoire des arts-culture  –   IFM  –  Portail de la MODE